Potage de Potimarron (Ambercup), à la sauge et au romarin
Octobre : voilà le temps des courges arrivé! J’adore les courges! J’aime leurs formes bizarres et leur chair orangée.
Selon les chefs Normand Laprise (Toqué!) et Alexandre Loiseau (Bistro Cocagne), chaque variété de courges a ses particularités et performe dans un domaine de la gastronomie. La Sweet Mamma, comme on l’a vu ici, est la meilleure courge pour faire de la purée. La Hubbard et la Pink Banana font de bonnes frites, la Rouge vif d'Étampes de bons gâteaux.
Durant le mois d’octobre, nous découvrirons ensemble plusieurs variétés de courges, cuisinées du potage au dessert.
Quand j’ai commencé à m’intéresser aux courges, c’est la Butternut qui m’a d’abord séduite. En potage, elle est délicieuse et les bébés en raffolent, soit en purée ou en cubes cuits au four. Cette courge en forme de poire et de couleur beige crème est probablement la courge la plus connue au Québec. D’ailleurs, le Web regorge de recettes savoureuses, ce qui fait que j’ai décidé de me tourner plutôt vers des courges moins connues.
Mon potage d’aujourd’hui, je l’ai choisi dans le livre de Jamie Oliver, 100 recettes de saison de mon jardin, dans le but de découvrir un potiron appelé Potimarron (Ambercup). Ce potage s'est avéré une belle découverte. Avec sa couleur chatoyante, d'un bel ocre profond, sa texture impeccable et son goût délicieux de potimarron, il a comblé toutes mes attentes!
Selon mes recherches, les Européens cuisinent plutôt les potirons, alors que les Américains semblent préférer les autres courges comme la citrouille et toutes les autres courges qui ne sont pas des potirons. Mais quelle est la différence entre les deux? C’est assez mélangeant : tous les potirons sont des courges, mais ce ne sont pas toutes les courges qui sont des potirons. Pour en savoir plus, cliquer ici.
Le potimarron ne se retrouve pas au supermarché, bien que plusieurs courges y soient en vente. En revanche, on peut en trouver dans les marchés publics ou encore chez certains producteurs.
Épouxcurien et moi avons visité, en septembre dernier, le Centre d’interprétation de la courge du Québec, à Saint-Joseph-du-Lac, qui cultive et vend au public plusieurs variétés de courges. C’est un endroit où on peut faire de l’autocueillette. Quand j’y suis allée, c’était un jour de semaine, et il y avait peu de monde : quel bonheur de se promener dans les champs avec sa brouette et de cueillir soi-même ses courges! Alors, suivez-moi dans cet endroit enchanteur qui vaut le déplacement. Toutes les photos qui suivent ont été prises par moi, sauf celles où il sera mentionné qu’elles ont été réalisées par Épouxcurien (Crédit : É.).
À l'intérieur du bâtiment principal du Centre d'interprétation de la courge, on expose les courges et on répond gentiment à nos questions. Il est intéressant de visiter cet endroit avant de descendre au champ. C'est une belle façon de se préparer à la cueillette. (Crédit : É.)
À l'entrée du champ, on retrouve un abri où des courges récoltées peuvent être achetées. On peut, si on le désire, aller cueillir soi-même au champ les courges de son choix. Voyons de plus près, les belles courges qui logent sous cet abri. (Crédit : É.)
Giraumon (Turban d'Aladin). Strippeti et Smallghetti.
Lakota.
Butternut. Patisson (Bonnet d'électeur).
Avant la cueillette, on se prend une brouette pour y déposer sa récolte de courges costaudes. (Crédit : É.)
Sur le terrain, une jolie cabane dans un arbre accueillera les enfants sages au retour de la récolte. (Crédit É.)
Nous y voici! À chaque bout d'allée, on indique par une affichette et un spécimen, ce qui a poussé dans l'allée. C'est maintenant le moment de choisir ce qu'on va récolter :
D'abord, une Smallghetti dont le pédoncule est attaché à sa tige. Quand on récolte une courge, il est important de laisser un bout de pédoncule; ainsi, elle demeurera intacte et pourra se conserver plus longtemps. Dans certains cas, le canif d'Épouxcurien s'est avéré utile. Cette jolie petite courge de la famille des courges spaghetti est moins connue que celle qu'on retrouve au supermarché. Elle est, semble-t-il, encore meilleure que sa cousine.
Cette belle grosse Hubbard bleue est encore bien attachée à sa tige, mais ce ne sera pas pour longtemps ;-)
Voici la Pink Banana, mais elle n'est pas si "pink" que ça!
La Galeuse d'Eysine doit très certainement avoir des qualités gustatives, puisqu'elle est cultivée, mais disons que son aspect rébarbatif, m'a empêchée d'en récolter... (Crédit : É.)
Quand on est au champ, on aperçoit au loin, au centre à gauche, les bâtiments du Centre d'interprétation de la courge. N'est-ce pas bucolique par ce beau vendredi de septembre peu achalandé?
Ce qui est bien avec les courges, c'est qu'elles se conservent longtemps. Donc, il n'est pas nécessaire de les cuisiner tout de suite. Des cinq courges que j'ai cueillies, quatre sont toujours très belles; je les ai conservées dans mon sous-sol à la température ambiante. Ma Pink Banana a souffert un peu; j'ai coupé quelques centimètres du bout endommagé et elle attend patiemment au frigo avant d'être cuisinée.
Dans la recette de potage qui suit, Jamie Oliver propose d'utiliser du potimarron ou un autre potiron. L'autre potiron qui conviendrait, si vous ne trouvez pas de potimarron est la Rouge vif D'Étampes, qu'on nomme aussi au Québec : Potiron (!). Elle ressemble à une grosse citrouille aplatie et sa couleur est orangée tirant sur le rouge. Voici sa photo :
Cette courge nommée Potiron au Québec est en réalité la Rouge vif d'Étampes. Elle peut remplacer le Potimarron dans la recette de potage qui suit.
Et maintenant, la vedette du jour : le Potimarron (Ambercup). Souvent de la grosseur des petites citrouilles décoratives que l'on retrouve partout à la veille de l'Halloween, mais il ne faut pas s'y méprendre. Quand on l'observe bien, on constate que sa couleur est différente et qu'elle n'a pas d'encavures comme celles que présentent les citrouilles.
Potage de Potimarron (Ambercup), à la sauge et au romarin
8 portions
2 c. à soupe d'huile d'olive
16 feuilles de sauge fraîche
2 oignons rouges hachés
2 branches de céleri hachées
2 carottes hachées
4 gousses d'ail hachées
les feuilles de 2 petites tiges de romarin
sel et poivre du moulin
2 kg de Potimarron ou de Potiron, pelé, épépiné et débarrassé de ses filaments, coupé en morceaux
2 litres de bouillon de poulet (pour ma recette maison, c'est par ici)
Dans une gros chaudron, faire chauffer l'huile d'olive et y frire les feuilles de sauge pendant 30 secondes pour les rendre bien croustillantes. Retirer-les de l'huile, égoutter-les, puis placer-les sur une assiette recouverte de papier absorbant. Elles serviront à la décoration.
Garder bien l'huile parfumée à la sauge dans le chaudron et faire cuire à feu moyen/doux, à découvert, les oignons, le céleri, les carottes, l'ail, les feuilles de romarin, un peu de sel et de poivre. Laisser cuire pendant 10 minutes en remuant de temps en temps, puis ajouter la courge et le bouillon. Amener à ébullition. Couvrir, en laissant une petite ouverture, et cuire pendant 30 minutes.
Quand le potimarron est bien cuit et ramolli, mixer tous les légumes et le bouillon. Rectifier l'assaisonnement et décorer avec les feuilles de sauge frites. Dans sa recette, Jamie Oliver souligne l'importance de bien saler et de bien poivrer le potage. Servir.
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